Le mot du Président


Le marché de la pyrotechnie de spectacle et de divertissement est dominé quantitativement par un nombre réduit de « majors », regroupés dans un syndicat dont la vocation initiale était de représenter des fabricants – qu’elles ne sont plus pour l’essentiel -, représentant un spectre de produits explosifs extrêmement large et, de ce fait, assez éloigné des intérêts spécifiques des sociétés petites et moyennes de pyrotechnie de spectacle et de divertissement.

Je constate depuis longtemps des dérives de pratiques et une certaine incohérence entre le discours public très empreint de réglementation et de sécurité et la distribution sans contrôle réel à des acteurs diffus, peu ou pas contrôlés, manquant parfois de fiabilité ou de réflexes professionnels.

Je note également que les petites entreprises indépendantes n’ont pas les moyens institutionnels de faire entendre leur voix, de défendre leurs intérêts, de se faire connaître et reconnaître comme force de proposition.

Comme souvent dans ce genre de cas, c’est finalement l’ensemble du secteur d’activité, y compris le public et les clients, qui peuvent indirectement pâtir de l’état de fait actuel.

J’ai donc pris l’initiative de constituer un Syndicat Professionnel en charge de la défense des intérêts matériels, économiques et réglementaires de ses adhérents, sociétés spécialistes de la pyrotechnie de spectacle et de divertissement.

Ces sociétés sont principalement françaises, artisanales et entendent “tirer le métier vers le haut” en valorisant les savoir-faire à la fois artisanaux et artistiques des sociétés qui souhaitent exercer leur profession de manière responsable et sûre tout en leur assurant le meilleur développement et la meilleure santé économique possible.

Nos premières actions ont permis la reconnaissance de notre syndicat par les ministères de l’environnement et du travail et notre intégration au Comité de Liaison Artifices de Divertissement, où se discutent les mesures réglementaires à venir.

Il importe maintenant de nous fédérer plus largement, et j’encourage les artificiers vertueux à nous rejoindre.

Bernard Deom, Président.